Accueillir les émotions de mon enfant

Est-ce qu’il vous arrive de perdre patience avec votre coco? 

Est-ce que vous vous sentez coupable quand vous avez levé le ton auprès de votre enfant? 

Est-ce que vous avez de la difficulté à accueillir les émotions de votre chérubin? 

Est-ce que vous écoutez et accueillez vos propres émotions? Ou vous les refoulez? 

Beaucoup de questions pour parler de : COMMENT MIEUX ACCUEILLIR LES ÉMOTIONS DE NOS COCOS?

Nous savons aujourd’hui, avec les études et les neurosciences, que plus un individu commence tôt à reconnaître ses émotions plus il aura des capacités optimales de gestion émotionnelles.  

J’ai commencé vers l’âge de 18 ans, alors je vous rassure il est toujours temps de commencer. J’ai travaillé juste un peu plus fort hihi! Une grande majorité d’adultes n’ont pas été grandement accompagnés dans l’accueil des émotions et la gestion de celles-ci. Je n’en veux pas aux générations passées, ils avaient alors les informations du moment et ils ont fait au mieux. Je ne cherche pas de coupable, je préfère regarder vers l’évolution de la psychologie de l’enfant. 

Lorsque nous n’avons pas eu quelque chose, il peut être parfois plus complexe de le transmettre. Cela demande des efforts supplémentaires. Si je veux être cohérente et conséquente je dois être un modèle par mes gestes, donc si moi-même je fais des crises et que je crie c’est difficile pour mon enfant de comprendre de ne pas crier quand il est fâché. 

Les étapes que je propose aujourd’hui sont utiles autant pour les adultes que pour les enfants. En fait, il est même préférable de faire ces étapes avec soi-même et ainsi de revenir au calme avant de le faire avec mon enfant. Puisque c’est nous l’adulte responsable et mature, c’est à nous de montrer l’exemple. J’espère que je ne suis pas trop confrontante. 

Pour que mon enfant soit en mesure de gérer ses émotions, il doit être en mesure de les nommer. Pour nommer ses émotions, il doit être en mesure de les reconnaître. Enfin, pour reconnaître ses émotions, il doit être en mesure de les sentir. Pour sentir ses émotions, il doit avoir le droit de les vivre. Vivre ses émotions ne veut pas dire qu’il a le droit de tout faire. Par contre, toutes les émotions sont légitimes et propres à chacun. Si j’essaie de vous convaincre que vous n’êtes pas en colère parce que vous venez de vous faire voler votre portefeuille, vous allez trouver que je ne suis pas très empathique. Par contre, si je vous entends et suis compatissante, il y a de fortes chances que vous arriviez à vous calmer plus rapidement. 

Pourquoi ? Parce que je ne suis pas dans la résistance à ce qui est présent en vous, mais plutôt en train de composer et de m’adapter. C’est très apaisant. 

Une dernière chose que nous négligeons vraiment souvent et que je trouve primordial de rappeler, est la puissance du réconfort physique. La puissance d’un câlin, d’une caresse, d’une présence sans mot mais sécurisante! 

Une mentore à moi en DPJ  me disait toujours, quand tu entres dans une maison où il y a une crise:  « Cynthia, ne néglige pas l’impact de ta seule présence, tu as le pouvoir d’apaiser ou d’attiser le feu selon ce que tu vas dégager avec ton corps ». J’ai pris quelques années pour comprendre à quel point ces mots étaient forts de sens. Souvenez-vous d’une peine d’amour et d’une accolade avec une amie qui ne parle pas, mais qui est là à prendre soin de cette douleur vive. C’est la même chose avec nos enfants, si petits soient-ils. Leurs enjeux sont parfois banales à nos yeux, mais à leurs yeux, c’est déchirant. 

Donc, si mon coco de 3 ans est en colère car j’ai dit non pour manger une patte d’ours avant le repas.

Si mon ado de 14 ans a de la peine alors qu’il vit une peine d’amour.

Si mon coco de 8 ans a peur de faire rire de lui dans son exposé oral.

Si ma poulette de 5 ans est stressée car elle débute à la maternelle.

Si mon ti-loup de 6 ans est survolté d’excitation parce que c’est la fête dehors.

Si ma chérie de 10 ans est surprise d’une blague qu’elle ne trouve pas si drôle.

Bref, si mon enfant vit une émotion, voici ce que vous pouvez faire pour désamorcer et l’aider à s’apaiser.

1. Je reconnais le sentiment ou l’émotion vécu par l’enfant : « Je t’entends, je comprends.»

Effet positif :  Mon enfant se sent accueilli et considéré pour ce qu’il vit. 

2. Je nomme l’émotion : « Tu es triste, ça te fait de la peine, car tu aurais voulu

continuer de jouer au lieu d’aller au lit? »

Effet positif :  Mon enfant se sent compris et crois qu’il y aura peut-être gain de cause

ce qui désamorce la crise potentielle.

3. J’offre un moyen « Veux-tu un câlin pour calmer ta peine? » ou avec des plus vieux « de quoi as-tu besoin pour te sentir mieux? »

Effet positif :  Mon enfant se sent accompagné et je suis en train de lui enseigner un moyen pour gérer l’émotion et l’aider à redevenir disponible à la reprise de la demande.

AVANT D’ALLER À L’ÉTAPE 4 : Il est important d’attendre que la tempête d’émotions soit descendue au moins à 4/10. Autrement, l’enfant risque de ne pas être suffisamment calme et hop il est reparti pour une autre escalade. Plus les crises s’enchaînent, plus elles risquent de durer plus longtemps. Pourquoi? Le cerveau devient comme congestionné, engorgé d’émotions au niveau du système limbique, c’est comme avec un bobo , avant de dégonfler, ça peut prendre du temps. 🙂 S’arrêter pour mieux repartir. 

4. Retour à ma demande initiale avec douceur et empathie « Ça va mieux, tu vas aller dormir, maintenant. »

Effet positif :  Mon enfant a plus de chance de collaborer de cette manière, car il n’est plus envahit par les émotions. 

5. Optionnel : Nous pouvons offrir un choix : « Nous allons y aller en marchant ou dans mes bras? »

Effet positif :  Je l’amène dans son cerveau cognitif et lui donne du contrôle ce qui

favorise la collaboration.

6. Nous passons à l’action et au retour à la vie normale.

Effet positif :  Nous allons à sa chambre.

Plus nous appliquons ces étapes systématiquement, plus notre enfant apprend à décoder ses émotions et ses besoins et à être en relation réciproque avec l’autre. Il apprend à s’accueillir et à se respecter, car il se sent respecté et entendu. Il n’a pas peur d’exprimer ses émotions, car il sait qu’il sera accompagné sainement. Imaginez l’héritage que vous êtes en train de transmettre.  Je trouve ça inspirant et ça me donne le goût de continuer même, si parfois,  c’est difficile. 

Pas de panique si vous n’y arrivez pas toujours, nous aussi nous devons s’accueillir « Désolée mon amour, maman a parlé fort et je t’ai fait peur. » Par contre, si je passe mon temps à m’excuser, peut-être que mon message risque d’être moins efficace. Je vous propose plutôt de regarder quels moyens vous pouvez prendre pour vous rendre plus disponible. Est-ce que vous devez réduire vos heures de travail? Est-ce que vous avez besoin de repos et vous devrez donc annuler votre soirée de filles? Est-ce que vous avez besoin d’une soirée de filles ou d’amoureux car vous vous sentez envahie par votre rôle de mère? Bref, vous avez compris… faire des choix pour vous assurez d’être disposée et disponible avec vos tout-petits, mais surtout avec vous-même. 

Allons maintenant accueillir les émotions de nos enfants et n’oublions pas les nôtres.

Pour ce faire, je met un outil gratuit à ta disposition dans ma section outils gratuits !

Écoutez le podcast sur le même thème

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