Adaptation à la parentalité

Se séparer, est-ce vraiment la bonne solution?

Quand devenons-nous parent? 

Quand pouvons-nous dire que nous sommes adapté à notre rôle de nouveau parent? 

Est-ce qu’à l’arrivée de mon deuxième ou troisième enfant, je me redéfinis comme parent? 

Est-ce que c’est normal que mon/ma partenaire me tape sur les nerfs? 

Dans le podcast de cette semaine, je reçois une invitée de marque : Mélanie Bilodeau.

Elle est psychoéducatrice spécialisée en périnatalité et en petite enfance de 0-5 ans. Nous aborderons ensemble les réalités que comportent l’adaptation à la parentalité. Aujourd’hui, les séparations sont de plus en plus nombreuses et avec de plus en plus de jeunes enfants en bas âge. Cependant, la séparation étant de plus en plus fréquente, elle ne demeure pas sans conséquences pour les petits cocos. Les enfants peuvent s’adapter et être résilients mais il demeure que plus un enfant est en bas âge, plus il a besoin de vivre dans un environnement stable, calme afin de se développer de façon optimale. 

Voici donc différents enjeux entourant l’adaptation à la parentalité : 

Pourquoi l’adaptation à la parentalité est un défi important pour les nouveaux parents :

  • Je ne sais qui je suis comme parent avant d’être parent. Mes souhaits avant la naissance peuvent changer une fois le bébé présent. 
  • Le jeu des hormones nous rend complètement vulnérable. Devenir un parent est un facteur risque à la conjugalité, alors il faut prendre son temps et mettre des moyens en place pour éviter la séparation précoce. 
  • À chaque enfant, le parent va vivre une nouvelle adaptation. Je dois apprendre à me définir à chaque fois. 
  • L’adaptation pour celle qui porte le bébé se fait plus tôt que l’autre. Celle qui porte vit des changements de vie plus tôt, par la force des choses. Par exemple, elle ne peut pas manger de sushis, elle se lève plus souvent la nuit pour faire pipi, elle ne boit pas d’alcool et bien d’autres impacts. 

Les enjeux du couple :

  • C’est normal d’être déstabilisé  comme couple.  Devenir parent nous montre le meilleur de nous-même, mais aussi le pire. 
  • Les raisons pour lesquelles vous aimez votre partenaire doivent être mises de l’avant. Demandez-vous pourquoi vous avez aimé votre conjoint et qu’est-ce qui peut être fait pour en ajouter? 
  • Rappelez-vous que nous ne changeons pas complètement, alors créez des  occasions pour revivre des moments doux. 
  • Faire des efforts ne veut pas dire de toujours les mettre en priorité, mais faire des efforts c’est aussi faire un choix. Alors, la question est : Est-ce que tu veux garder ton couple pour toi et tes enfants? 
  • Il est normal que nous ne soyons pas toujours au même point au niveau éducatif, devenir parent demande de l’évolution et de la pratique, alors renseignez-vous. 
  • Le pouvoir de la communication : ce n’est pas cliché, c’est une réalité.  C’est extrêmement important.  Si vous en venez à la séparation, vous n’aurez pas le choix de communiquer, alors en couple ça vaut la joie  de s’engager dans ce sens.
  • Nous devons faire des choix et redéfinir nos priorités de vie et donc forcément vivre des deuils. 

Accepter les deuils : 

  • Ma vie d’avant sans enfant. 
  • La fin de la famille quand nous  savons que nous n’aurons plus  d’enfant.
  • Chaque étape du développement d’un enfant comporte des moments agréables et des moments plus difficiles. 
  • Le parent que je voulais être et que je suis finalement.
  • Mon corps d’avant. 
  • Et encore bien d’autres… Chacun vit ses deuils en fonction de son histoire. 

Le grand tabou :

  • Le regret d’avoir eu des enfants ou le fait de ne pas aimer être parent souvent ou durant certaines périodes. 
  • Dans chaque période de l’enfance, il y a des moments avec des avantages et avec des inconvénients. 
  • Être bien accompagné pour vivre ces deuils. 
  • Vous souvenir que nous pouvons être un excellent parent même si vous aviez fait un autre choix, avoir su. 

Les hormones dans tout ça : 

  • Mélatonine : c’est à cause de celle-ci que la mère qui allaite et l’autre parent n’ont pas le même sommeil. La mère, qui allaite, a un sommeil plus profond et s’endort plus rapidement. En même temps, elle se réveille au même rythme que son bébé. C’est une question de survie. L’autre peut avoir plus de difficulté à s’endormir et à se réveiller car il n’est pas sous le même influence des hormones. 
  • Ocytocine : c’est à cause d’elle que nous dégageons de l’amour et que nous avons envie d’être proche de bébé, de le couver. C’est aussi pour cette raison que parfois le parent moins proche, en termes de proximité physique et moins donneur de soins principaux, peut se sentir à l’écart. Ce qui est merveilleux, c’est que plus ce parent sera présent et proche physiquement, et plus il s’impliquera auprès de l’enfant, plus le sentiment d’écart entre les deux parents se fera petit, alors les deux parents partageront de l’ocytocine. 
  • Prolactine : elle vient diminuer la testostérone. Elle me donne envie de m’occuper de mon bébé. C’est elle qui contribue à la sécrétion de lait. 
  • Testostérone : c’est à cause d’elle que le désir sexuel est parfois en chute libre. La libido est tournée vers le bébé. La libido est une énergie et n’est pas seulement associée à la sexualité. 

Et bien d’autres hormones, mais nous avons là les principales en jeu. 

Alors, à moins d’être dans une relation toxique ou violente ou non égalitaire, il peut être normal que l’adaptation à la parentalité prend du temps et demande des ajustements. Une chose est certaine, ensemble ou séparément, vous serez les parents de ses enfants et vous devrez faire une équipe. Vos enfants ont besoin d’avoir des contacts fréquents, chaleureux et bienveillants avec leurs deux parents pour se développer de façon optimale.  

Écoutez le podcast sur le même thème

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