Est-ce qu’on couvre trop nos enfants ?

Est-ce qu’on surprotège  nos enfants ?

Comment apprend-on à s’affirmer ?

Comment ne pas être dans la surprotection de son enfant ?

Il y a une limite entre l’affirmation de soi, l’évitement et la violence. Le blogue de la semaine prochaine parle de ce sujet 🙂 

S’affirmer c’est s’aimer suffisamment pour se faire respecter tout en respectant l’autre.

Quand on vit quelque chose, on doit arriver à s’exprimer et à se faire comprendre. Si ce n’est pas possible, je dois faire des choix qui sont sains pour moi et tu sais quoi ? Peut-être que ce sera le plus beau cadeau que tu vas faire à l’autre !

 

Viens écouter l’histoire de ma fille et de moi-même sur mon podcast saison 2 – épisode 3  Est-ce que tu trouves que je suis en surprotection avec elle ?

Une des stratégies pour s’affirmer est la technique que j’aime bien de Nancy Doyon : le 1,2, 3. J’ajoute à cette technique de parler de ce que son cœur ressent. 

Les étapes pour s’affirmer :

Première étape #1 : Je m’affirme avec un SVP et poliment «est-ce que tu peux arrêter svp». On nomme notre émotion et ce qu’on souhaite comme comportement «je n’aime pas ça quand tu prends mes choses, je voudrais qu’on partage»

Deuxième étape #2 : Je m’affirme avec plus de conviction et plus fermement. «Là, je veux que tu arrêtes, je n’aime pas ça» et je dicte ce que je vais faire si ça continue, car je ne peux pas changer l’autre, donc je me responsabilise. «Je vais aller chercher l’aide de maman » ou «Je ne vais plus jouer avec toi si on ne trouve pas une solution ensemble»

Troisième étape #3 : Je me fâche, sans tomber dans la violence, donc je n’ai pas à crier ou pousser, mais je ne me laisse pas faire et j’impose mon respect. Mon corps ait droit et solide et mon regard fâché «Bon, ça suffit, moi je vais jouer ailleurs » ou peut-être que l’enfant va aller chercher de l’aide et dénoncer la situation. 

Si tu es en danger ou que quelqu’un te fait mal et que ta sécurité est compromise, tu as le droit d’utiliser la force nécessaire pour te protéger

Nos peurs de parents – on en fait quoi ? 

Comme parent on a parfois peur pour nos enfants que s’ils font des choix…ils se plantent et on veut les protéger. 

Est-ce qu’on veut vraiment les protéger où on veut plutôt protéger nos propres peurs ? La surprotection, ça parle souvent des peurs du parent…de son malaise à tolérer une situation ou le fait que le parent est moins confortable devant une situation et ne sait pas comment réagir. On peut demander de l’aide d’une psychoéducatrice ou d’un autre professionnel afin d’être outillé. 

On doit accepter que nos enfants vivent leurs propres expériences. On doit gérer nos propres peurs. On doit départager ce qui appartient à nos enfants de ce qui nous appartient et pour ce faire, on doit se connaître et oser prendre le temps de s’arrêter et explorer ce qui est en nous.

L’évitement VS L’exposition 

Quand on parle d’anxiété, on mentionne souvent que l’évitement n’est pas souhaitable. En effet, on veut chercher le plus rapidement possible l’exposition pour faire face à l’objet anxiogène et ainsi s’en libérer. Parfois, le plus rapidement possible c’est un jour ou quelques semaines ou quelques mois…ça dépend ! 

 

On doit travailler avec son enfant à marcher vers la prochaine marche qu’il est en mesure de grimper. Si on le pousse trop fort, on risque d’aggraver la peur. On veut doser la zone de confort et la zone d’apprentissage. On ne veut pas l’emmener vers la zone de danger. L’outil de Stéphanie Deslauriers qui aborde le principe des zones est fantastique pour ça. 

On va y aller étape par étape et évaluer avec l’enfant ce dont il a besoin pour aller un peu plus loin. Plus il va faire des pas et plus il va se rendre à l’objectif final. L’important est de marcher et de ne pas s’arrêter. On doit donc l’aider à déconstruire ces fausses croyances…et parfois comme parent nous avons nous-mêmes, alors il faut être à l’affût. 

Pour aider son enfant ou toute autre personne à déconstruire une fausse croyance, on pose des questions dites socratiques. L’objectif est de remettre en doute la pensée suffisamment pour que la personne envisage d’autres options et pas trop pour que la personne se ferme et devient rigide. 

Parfois, ce processus est long. Plus la peur est grande et plus ça peut être long. Plus je dois doser et accepter que l’enfant va prendre des stratégies d’évitement temporaire. 

Exemple concret – comment aider mon enfant

Ex: «Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire et de plus le fun si on disait à J-F que tu ne veux plus jouer avec lui quand il te fait ce comportement ? »

Réponse : «la pire : il ne sera plus mon ami et le plus le fun, il va arrêter de me faire ce comportement»

parent : «d’accord et s’il n’est plus ton ami ça fait quoi ? »

Enfant : «et bien moi je l’aime J-F»

parent : «mais tu m’as dit ne pas aimer quand il te fait ce comportement …»

Enfant : «oui je sais, mais il ne le fait pas toujours…»

Parent : «alors si je comprends bien, si on dit rien, il y a peu de chance que le comportement n’arrête et tu ne seras pas bien dans cette amitié, mais si on prend la chance de parler il se peut que ça s’arrête et que cette partie que tu n’aimes pas ne soit plus là…qu’est-ce qu’on devrait faire ? »

Enfant : «ouais…je devrais lui en parler …»

parent : «je comprends que ça, t’inquiètes tout ça…mais tu as raison…si on en parle pas, ça ne changera pas…comment on peut faire pour être capable de prendre la chance de parler, as-tu des idées ? Te souviens-tu d’une fois où tu as eu peur avec autre chose et dont tu n’as plus peur aujourd’hui ? Comment tu as fait ? »

 

Et on continue à le faire cheminer….vous comprenez le principe ? Ce n’est pas acquis de s’affirmer. Ça s’apprend et ça se développe. 

Ce qu’on peut faire pour nos enfants : les aider à s’affirmer !

On peut faire des pratiques comme un jeu de rôle :

maman joue le rôle de l’ami pas gentil et l’enfant joue son propre rôle et on échange …comme ça on peut faire du modeling 😉 

Le courage dans tout ça ?

C’est quoi le courage ? C’est de composer avec nos peurs. C’est de donner la main à nos peurs et de les accompagner. La peur est une opportunité de grandir. 

Quand on ouvre le dialogue correctement et qu’on s’affirme dans le respect de soi-même, on peut se rapprocher de l’autre, mais surtout se donner de l’importance. 

Tu peux m’écrire en commentaire, comment as-tu réussi à vaincre une de tes peurs ? 

Je t’invite à partager l’article si tu as aimé et tu crois que ça peut aider quelqu’un, car ma mission est de faire en sorte que les relations parents-enfants soient meilleures ! On a une seule relation avec notre parent, prenons-en soin.

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