Est-ce que je suis un moins bon parent si j’ai un trouble de santé mentale ?

Un parent avec un trouble de santé mentale est-il un moins bon parent ?

La santé mentale n’a pas de lien direct avec tes compétences parentales. Il s’agit d’une fausse croyance. 

Par contre, la manière dont tu vas prendre soin de ta santé mentale et de tes diagnostics peut avoir une incidence sur ta parentalité et donc sur les compétences parentales. 

Dans ma pratique, je rencontre beaucoup de parents qui ont honte de nommer qu’ils ont vécu un épisode dépressif ou qu’ils ont un trouble de santé mentale de peur d’être jugés sur leurs compétences parentales…Pourtant, si la personne reconnaît sa situation, l’accepte et s’en occupe, cela devient un facteur de protection pour le rétablissement de la personne.

Il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire pour mieux comprendre la santé mentale et briser des tabous.

Par exemple, si un parent s’occupe de sa dépression, active de l’aide et obtient du soutien avec les enfants, il peut très bien faire son travail de parent sans que les enfants soient affectés de cela au point à créer un traumatisme. Il se peut que les enfants réagissent, c’est normal des réactions 😉 

Toutefois, ça ne veut pas dire que tu vas être un mauvais parent…ok ? 

Si tu as un trouble bipolaire et que tu ne le reconnais pas, tu ne prends pas ta médication et ne fais pas tes suivis…alors il y a de grandes chances que cela affecte négativement ta parentalité et donc que les enfants aient des répercussions. 

Alors on va chercher de l’aide pour eux si tu ne le fais par toi…mais je te souhaite de le faire aussi pour toi 😉 Le rétablissement sera encore meilleur. 

 Est-ce que tout le monde peut développer un trouble de santé mentale ?

“Ça dépend du nombre de billes”

Tu te demandes de quoi je parle avec mes billes ???

Je vais t’expliquer…En fait, quand je travaillais auprès de la clientèle adulte aux prises avec des troubles de santé mentale, une psychiatre m’avait imagé comment une personne développe un trouble de santé mentale ou peut avoir une santé mentale plus fragile.

Je vais tenter de le vulgariser, mais il y a des notions plus complexes à combiner et des périodes charnières dans le développement de la personne.

Donc, on va prendre l’exemple que pour basculer vers un trouble de santé mentale, on doit avoir 100 billes.

On vient au monde avec des billes rouges. C’est ce qu’on appelle l’innée. Par exemple, notre génétique, notre tempérament. Notre capacité à nous adapter, notre niveau de tolérance aux épreuves, notre humeur de base, notre niveau de persévérance à la tâche, la composition de la chimie dans notre cerveau et bien d’autres éléments. Nos vulnérabilités internes vont faire en sorte qu’on va partir dans la vie avec plus ou moins de billes rouges.

Les billes bleues, c’est tout ce que je vis comme expérience. C’est l’éducation que je reçois de mes parents, c’est le niveau de conflit entre mes parents dont je suis témoin, c’est l’attachement que je construis, c’est ce que je vis à l’école, dans mes relations amoureuses, au travail, etc. C’est aussi ce que je fais pour prendre soin de moi, comment je m’occupe de ma santé physique, de ce que je mange, etc. Bref, ce qui est acquis. Ce que j’emmagasine en moi.

Comme parent, est-ce qu’on en parle avec nos enfants ou on le cache ?

Je suis d’avis qu’on en parle, car un trouble de santé mentale prend souvent beaucoup de place et il est difficile de ne pas le considérer.

 

Afin que les enfants puissent départager ce qui leur appartient de ce qui ne leur appartient pas, il est favorable d’expliquer, dans des mots adaptés pour eux, ce qui se passe chez son parent. L’enfant a le droit de savoir et cela permettra de réduire la culpabilité potentielle et favoriser qu’il continue son rôle d’enfant sans prendre un rôle de parent de son parent. Cela permet aussi de mettre des mots sur une ambiance qui est palpable, mais qui se décrit difficilement.

 

Dr.Céline Lamy a un livre fabuleux avec des allégories pour les jeunes qui sont formidables. : «Il pleut à la maison»

 

Il n’est jamais trop tard pour réparer une relation. Le monde émotionnel n’a pas de temps…il ne sait pas quand c’est arrivé…il ressent c’est tout. C’est à nous de créer un sens avec nos sentis.

 

Les expériences qu’on vit au présent peuvent nous rappeler des situations de notre passé. On se brise en relation et on se guérit en relation comme dirait mon ami Robert Savoie. Il n’est jamais trop tard pour prendre soin de son monde intérieur. Notre cerveau et notre cœur n’a pas la notion de temps…s’il ressent quelque chose qui l’active dans son histoire, peu importe je suis où et avec qui, je vais ressentir et vivre avec autant de puissance la situation que lorsque c’est arrivé…surtout si ce n’est pas réglé avec soi-même.

 

Voyez plus de nuances et d’explications sur le podcast CoRsÉ saison 2 – épisode 2 – pour avoir l’exemple avec ma propre mère 

 

Est-ce qu’on peut guérir d’un trouble de santé mentale ?

Il faut apprendre à composer avec sa santé mentale

Certains diagnostics sont assez permanents, comme la schizophrénie, alors que d’autres, comme la dépression, peuvent être épisodiques. Par contre, on a plus de chance de revivre des épisodes lorsqu’on en a déjà vécu un.

C’est pour cette raison qu’on doit apprendre à vivre avec notre situation de santé mentale. Plus je la connais, plus je peux la comprendre. Je peux évaluer les signes de rechutes et établir des actions pour favoriser le maintien de l’état fonctionnel.

La fleur est composée de plusieurs pétales

 

Se connaître est un facteur de protection

 

En rétablissement, on parle souvent de l’analogie de la fleur. En effet, la fleur à plusieurs pétales et je dois les explorer afin de ne pas être envahie par un seul pétale, soit celle de mon diagnostic. Le trouble de santé mentale ne définit pas la personne, il est plutôt une partie de lui. C’est pourquoi je dois miser sur les forces de la personne et ainsi favoriser le rétablissement.

 

Pour aller plus loin sur le rétablissement, continue ta lecture ici pour voir l’histoire de Patricia. 

 

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